je continue avec cette lettre tirée du livre de Marc Levy "et si c'était vrai..." j'ai beaucoup aimé ce livre et j'ai trouvé certains passages particulièrement beaux. donc en voici un... il m'a beaucoup fait pensé et réfléchir (non ça ne fume pas encore par lé oreilles...
;) lol ) donc à vous de voir ce que vous y trouverez d'intéressant... bonne lecture!
Mon Arthur,
Lorsque tu liras cette lettre, je sais que quelque part au fond de toi, tu seras très en colère contre moi de t'avoir joué ce sale tour. Mon Arthur, ceci est ma dernière lettre et c'est aussi mon testament d'amour.
Mon âme s'envole portée par tout le bonheur que tu m'as donné. La vie est merveilleuse, Arthur, c'est lorsqu'elle se retire sur la pointe des pieds que l'on s'en aperçoit, mais la vie se goûte à l'appétit de tous les jours.
A certains moments, elle nous fait douter de tout, ne baisse jamais les bras, mon c½ur. Depuis que tu es né, j'ai vu cette lumière dans tes yeux, qui fait de toi un petit garçon si différent des autres. Je t'ai vu tomber et te relever en serrant les dents, là où tout enfant aurait pleuré. Ce courage, c'est ta force mais aussi ta faiblesse. Prends garde à cela, les émotions sont faites pour être partagées, la force et le courage sont comme deux bâtons qui peuvent se retourner contre celui qui les utilise mal. Les hommes aussi ont le droit de pleurer, Arthur, les hommes aussi connaissent le chagrin.
Dans ce long périple qui t'attend ne perds jamais de ton âme d'enfant, n'oublie jamais tes rêves, ils seront le moteur de ton existence, ils formeront le goût et l'odeur de tes matins. Bientôt tu connaîtras une autre forme d'amour que celui que tu me portes, ce jour venu, partage-le avec celle qui t'aimeras ; les rêves vécus à deux forment les souvenirs les plus beaux. La solitude est un jardin où l'âme se dessèche, les fleurs qui y poussent n'ont pas de parfum.
L'amour a un goût merveilleux, souviens-toi qu'il faut donner pour recevoir ; souviens-toi qu'il faut être soi-même pour pouvoir aimer. Mon grand, fie-toi à ton instinct, sois fidèle à ta conscience et à ts émotions, vis ta vie, tu n'en as qu'une. Tu es désormais responsable de toi-même et de ceux que tu aimeras. Sois digne, aime, ne perds pas ce regard qui nous unissait tant lorsque nous partagions l'aube. souviens-toi des heures que nous avons passées à tailler les rosiers ensemble, à scruter la lune, à apprendre le parfum des fleurs, à écouter les bruits de la maison pour les comprendre. Ce sont là des choses bien simples, parfois désuètes, mais ne laisse pas les gens aigris, ou blasés dénaturer ces instants magiques pour celui qui sait les vivre. Ces moments-là portent un nom, Arthur, « l'émerveillement », et il ne tient qu'à toi que ta vie soit un émerveillement. C'est la plus grande saveur de ce voyage qui t'attend.
Mon petit homme, je te laisse, accroche-toi à cette terre qui est si belle. Je t'aime mon grand, tu as été ma raison de vivre, je sais aussi combien tu m'aimes, je pars tranquille, je suis fière de toi.
Ta maman